Retour sur les arrivages depuis le lancement du réseau
Contexte
Les pertes de cargaison occasionnent chaque année des arrivages de produits divers et variés, dangereux ou non, sur les côtes bretonnes tandis que des boulettes d’hydrocarbures s’échouent encore sporadiquement sur le littoral. La plupart du temps, les communes procèdent au nettoyage sans les signaler.
Vigipol reste en veille continue sur les événements de mer qui se déroulent au large des côtes françaises et plus largement dans le monde. Il incite également les collectivités et autres acteurs du littoral à rester vigilants et leur demande régulièrement de signaler tout arrivage exceptionnel de marchandises ou de polluants et tout échouage d’oiseau présentant des traces de pollution. Grâce à un financement DLAL-FEAMP, Vigipol a pu également développer le réseau d’observateurs des Vigipolites, constitué de tous les acteurs susceptibles de constater des pollutions sur le littoral. Ce réseau de collecte de données va permettre d’alimenter l’Observatoire des pollutions maritimes (en cours de développement).

Cette vigilance a pour but de détecter au plus vite des pollutions en cours, d’alerter le plus rapidement possible les acteurs impliqués, d’identifier l’origine d’une pollution pour faire cesser le risque et prendre les mesures appropriées. De plus, à ce jour, il est impossible de connaître la réalité des arrivages de polluants sur l’ensemble du littoral.
Grâce aux multiples sources d’informations dont il dispose, Vigipol va tenter d’établir chaque année un bilan de ces arrivages basé sur les signalements qui lui sont fait et ceux repérer dans les médias et sur les réseaux sociaux. Ces bilans permettront de connaître la réalité des arrivages afin d’entretenir la conscience du risque qui a tendance à s’étioler en raison de l’absence de pollution maritime majeure au large des côtes bretonnes depuis le début des années 2000.
Février 2018 – Décembre 2022 : Premier bilan des arrivages à la côte
Méthodologie suivie
Ce premier bilan analyse les signalements reçus ou recensés par Vigipol depuis le lancement de son Observatoire des pollutions maritime en février 2018 jusqu’à fin 2022. Il se concentre principalement sur les collectivités littorales bretonnes (région dans laquelle Vigipol est particulièrement bien connu et reconnu) et dans une moindre mesure dans les autres collectivités littorales de France.
Sont analysés les types d’arrivages entrant dans les catégories suivantes :

Sources d’informations de Vigipol
Une grande part des signalements d’arrivages exceptionnels à la côte arrivent à Vigipol directement par mail sur l’adresse dédiée : pollution@vigipol.org mais également par téléphone sur le numéro du standard : 02 96 15 84 90. Quelques signalements sont transmis par d’autres acteurs (centres de soins, services de l’Etat, communes, partenaires, etc.). Enfin, l’équipe de Vigipol en veille permanente est amenée à collecter des signalements dans les communiqués de presse des préfectures maritimes, dans les médias et sur les réseaux sociaux.


Synthèse du bilan

Entre février 2018 et fin décembre 2022, Vigipol a eu connaissance de 629 signalements de pollutions maritimes en mer et/ou échoués à la côte. Ces pollutions ont été majoritairement des oiseaux, (vivants ou morts, mazoutés ou non), des objets et marchandises (produits manufacturés comme des flacons d’Otrivin, ballots de cocaïne, planches de bois) et des granulés plastiques industriels (GPI). Quelques déversements de produits alimentaires ont également été signalés (graines de pois chiches, huile de palme) et plusieurs constats de pollution par hydrocarbures ont été faits, en mer et sur le littoral (boulettes, irisations, paraffines, etc.). Après vérification sur le terrain, il est apparu que certaines pollutions n’en étaient finalement pas. En effet, certains éléments naturels, comme la tourbe par exemple, ont un aspect et une odeur très proche d’une pollution et peuvent donner lieu à des signalements.
Chaque année, le nombre de signalements de pollutions est plus important pendant les saisons automnales et hivernales (novembre à mars), période durant laquelle les conditions météo-océaniques sont les plus difficiles (tempêtes, courants importants, etc.) pouvant favoriser les pertes de cargaison, période où l’épizootie d’Influenza aviaire a largement sévit en Bretagne, et enfin période de vacances scolaires marquée par une hausse de fréquentation du littoral et donc d’observateurs potentiels.
Dans la grande majorité des cas, la source de la pollution n’est pas identifiée. Depuis février 2018, plus de 60 échantillons de polluant ont été analysés en laboratoire, principalement par le Cedre. Sur certains de ces échantillons ont pu être observées de grandes similitudes avec des pollutions provenant de trois navires : le Tanio, le Grande America et l’Erika.
Disposant globalement de peu d’informations sur le mode de prise en charge des pollutions constatées, il est difficile de connaître aujourd’hui le coût réellement supporté par les acteurs du littoral. Toutefois, pour les arrivages dont Vigipol dispose de cette information, ce sont principalement les communes et les EPCI qui ont eu à supporter les coûts de prise en charge de ces arrivages à la côte. Les centres de soins supportent également des coûts importants pour la prise en charge des oiseaux mazoutés vivants.
Pour accéder au Bilan annuel des arrivages et pollution sur le littoral 2018-2022
Vous avez constaté quelque chose sur le littoral ?
Dans tous les cas, je préviens :
- La mairie
- Vigipol
- pollution@vigipol.org
- Tél. : 02 96 15 84 90
Vous souhaitez rejoindre le réseau des Vigipolites ou avoir plus d’informations ?
- Tél. : 02 96 15 84 90
- Mail : vigipolites@vigipol.org
- Site internet :
