20 ans après la marée noire de l’Erika, pourquoi continuer à se préparer à gérer une pollution maritime ?
En décembre 1999, le pétrolier Erika faisait naufrage au Sud de la Pointe de Penmarc’h causant la principale marée noire que connut le Morbihan. Trois ans plus tard, les boulettes du Prestige souillaient également le territoire et en décembre 2011, le TK Bremen s’échouait à Erdeven nécessitant le démantèlement sur place du navire. Depuis dix ans, quelques arrivages éparses de marchandises sont venus rappeler que les risques liés au transport maritime persistent,
même s’ils passent souvent inaperçus ou sont jugés sans gravité.
Ces risques ne diminuent pas, ils évoluent et se complexifient induisant de nouveaux impératifs pour les autorités : sauvegarde des populations, gestion du tourisme de catastrophe, communication de crise et impact des réseaux sociaux. Les opérations de nettoyage ne sont plus les seules actions à être mises en œuvre. Et compte-tenu des enjeux humains, environnementaux et économiques potentiellement menacés, cela ne s’improvise pas.